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| S’ensuivent les luttes d’influence entre seigneurs qui font régner l’insécurité. Au XI siècle, le Comte Bernard II se rendit un jour en pèlerinage à Notre dame du Puy et consacra à la Mère de Dieu, sa personne, sa famille et sa terre. Les chanoines du Puy voulurent se faire un titre de cet hommage de dévotion pour s'attribuer un droit de suzeraineté sur la Bigorre. |
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Enclave dans la Bigorre, la baronnie de BARBAZAN-DEBAT appartient aux Vicomtes de LAVEDAN. d’origine Carolingienne. Le cartulaire de Bigorre de 1147 nous apprend que le vicomte de Lavedan Raymond Garcie, attenta sur la personne du comte Pierre. Assiégé et défait dans son château fort de Barbazan-Debat, le vicomte jura "qu'il rendrait au comte et à ses successeurs tous ses châteaux, trois fois l'année, avec forfait ou sans forfait, avec colère ou sans colère c'était la formule du temps ". |
| En 1328, la Bigorre est rattachée à la couronne de France puis cédée aux anglais par le traité de Brétigny en 1360. Profitant du désordre généralisé, les ''Compagnons de Lourdes'' redoutable bande de routiers étendent leurs pillages dans toute la Bigorre. Entre 1422 et 1427, les muletiers de barbazan font du commerce en assurant les échanges sur la voie commerciale Toulouse/Bayonne... Les guerres de religion de 1569 à 1589 livrent la Bigorre de la plaine à une terrible exécution militaire, violence, et incendie des églises, notamment celle de Barbazan Debat. L'église, le cimetière, la maison communale se trouvaient aux alentours de l'actuelle rue du 8 mai et de la Fraternité. (Ancien plan de 1720 ADG). Un document de 1568 fait état de l’existence de la chapelle de Piétat, lieu de pèlerinages. |
| Après les vicomtes du Labéda du XII au XVIIe s, la baronnie a été vendue en 1638 à la Maison de Robe de Mua, puis échangée en 1748 contre celle d'Ost en Lavedan entre Jean-Jacques de Mua et noble Louis de Monda qui en fit donation à son gendre Barthélemy de Castelbajac. Ainsi, la baronnie de Barbazan-Debat passe aux mains des Castelbajac. Le comte Louis Gaston de Castelbajac devient baron de Barbazan, Soues, Lansac, Calavante, Lacassagne, Rabastens. L'ancien château des Lavedan est démoli entre 1748 & 1760 par Barthélemy pour une construction en "chartreuse". Modeste et souriant, le château reste encore aujourd’hui dans le goût très représentatif du XVIIIe siècle. La tour seigneuriale est abattue par la municipalité de Barbazan le 12floréal an2 par ordre du district de Tarbes. En 1790, le premier maire de Barbazan est un Castelbajac. Sous la restauration, Barthélémy, vicomte de Castelbajac est député à la chambre ultra royaliste des Introuvables. A la chute de l’empire, les troupes du général Wellington poursuivent les français de Soult dont les équipages d’artillerie et les fourgons s’embourberont dans la côte de Piétat en 1814. |
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Monographie de 1887 Ce travail a été demandé à tous les instituteurs de France en 1887. Ce document est une source de renseignements très importante sur la vie économique, l’histoire et la géographie de l’époque sur chaque ville ou village. |
| L’église sera reconstruite au XIX siècle à l’extérieur du bourg. - Le mobilier du XVIIe et XVIIe s. a été rapporté à la suite d'un incendie ou d'inondations de l'ancienne église. Au 20ème siècle, le village apporte son tribut en hommes dans les deux guerres mondiales et celle d’Algérie. Lors de la 2e guerre mondiale, Jean Lansac maire de Barbazan-Debat est déporté à Buchenwald où il retrouve le maire de Tarbes Maurice Trélut. Un résistant ARRIBARAT est abattu et une stèle est érigée en bordure de la côte de Piétat. Le 19 août 1944, libération de Tarbes et des environs et la côte de Piétat est de nouveau le théâtre d’un dernier combat entre la section Vergnes des maquisards retardant un convoi allemand partant pour la Normandie où a lieu le débarquement. |



